Ces dernières années, nous avions engagé (en compagnie de Tivoli Initiatives) un partenariat avec Unis-Cité autour des « Ciné-débats », animés par des jeunes volontaires dans notre quartier :

ciné débat à C’est Possible Autrement

Fête du court métrage à C’est Possible Autrement

La crise sanitaire avait freiné cet élan.

Mais le désir de faire ensemble a été le plus fort.

La preuve : le 14 juin 2021 après-midi, 13 jeunes volontaires d’Unis-Cité ont animé une dizaine d’ateliers sur l’environnement. Une réussite !

Donnons d’abord la parole à Bénédicte Frebault, médiatrice sociale à C’est Possible Autrement

En mars, Alison Ledain, d’Unis-Cité, nous propose de mettre en œuvre une de leurs actions phares sur l’environnement dans et autour de notre local. Au programme : tri des déchets, écogestes, alimentation…

Le 12 avril, dans notre local, des ateliers parents-enfants sur l’environnement. Pour des raisons sanitaires, les familles se succèdent.

Le 17 mai, des ateliers adultes cette fois, toujours dans le respect des règles sanitaires.

Et le 14 juin ?

Cela se passe un lundi de 14h00 jusqu’à 17h30 pour permettre que les parents et leurs enfants puissent venir après la sortie des écoles. L’ensemble des volontaires du dispositif MediaTerre se retrouve autour d’une dizaine d’ateliers de sensibilisation à l’environnement, annoncés largement : « Venez découvrir de manière ludique comment trier ses déchets, pourquoi recycler son téléphone portable, comment choisir ses œufs, comment fabriquer un cendrier de poche, comment mettre en place des éco-gestes à la maison, et plein d’autres ressources ».

Une cinquantaine de participants : une dizaine de personnes en situation d’autisme venues d’Osmoy (Sésame Autisme Cher), une dizaine de stagiaires EPP (Elaboration Projet Professionnel) venus de Tivoli Initiatives, une trentaine d’habitants, d’apprenants qui connaissent notre association, d’autres encore qui nous découvrent, une famille même venue du quartier de l’aéroport qui avait eu connaissance de la manifestation par « Sortir à Bourges ». Sans compter ceux qui s’étaient annoncés et qui se sont excusés, effrayés par la chaleur, même si nous avions choisi d’être sur le parking derrière le local pour trouver un peu d’ombre.

Sans parler de bilan, quelles sont vos premières impressions ?

La coopération avec les deux référents d’Unis-Cité, Dylan et Maëlle, a été efficace. Ils ont pris en charge la communication en pied d’immeubles, dans les commerces, sur les marchés, nous avons contacté notre réseau d’apprenants et d’habitants. L’activité logistique fut commune et véritablement aidante.

A noter que la Ville de Bourges a été aussi facilitatrice : nettoyage du parking en amont, autorisation rapide donnée d’utiliser cet espace public… Et le passage d’élus municipaux et d’une députée, d’acteurs institutionnels ou associatifs nous a paru un signe encourageant.

Mais le plus important : la manifestation a été un succès. Ambiance joyeuse, posture bienveillante de tous et résolument « inclusive », mixité… Les retours sont bons, et le désir d’y revenir pour tous, participants et organisateurs…Cela est dû en grande partie à la qualité de l’investissement des volontaires d’Unis-Cité : habitués à rencontrer avant tout des publics scolaires, ils ont découvert un autre public, ont montré de vraies qualités d’adaptation alors qu’ils sortaient de leur zone de confort, et se sont montrés très « professionnels ».

Autre regard, complémentaire, celui d’Alison Ledain, Coordinatrice d’Equipes et de Projets à Unis-Cité

Les volontaires découvraient un autre public, sortaient de leur zone de confort. Comment l’ont-ils vécu ? Comment se sont-ils adaptés ? Qu’en ont-ils tiré ? Comment les avez-vous accompagnés pour ce faire ?

Les volontaires ont été bousculés dans leur quotidien mais ont été ravis de ces nouvelles rencontres. Ce nouveau public était un réel challenge pour eux et une découverte culturelle enrichissante.

De manière intentionnelle, je n’avais pas préparé les volontaires au fait que le public serait différent de leur public habituel (collégiens et lycéens). Dans le parcours d’accompagnement que je leur apporte, il me paraît essentiel de les laisser faire leur propre expérience (sans les mettre en difficultés), de débriefer a posteriori puis de les aider à trouver des solutions alternatives.

Aussi, la première séance avec ce public différent a été un peu chaotique pour eux. Toutefois, la bienveillance de Bénédicte a permis de ne pas mettre les volontaires en difficultés. Les jeunes se sont rapidement rendu compte que leurs animations n’étaient pas adaptées (trop de textes, trop de vocabulaire et parfois trop long pour capter la concentration du public). Pour les autres séances, les volontaires ont travaillé afin de rendre leurs animations plus accessibles : vulgarisation de l’idée générale, plus d’image/moins de texte, atelier moins long, mobilisation des volontaires bilingue et mise en place d’un code couleur pour alerter sur les niveaux de difficulté.

Quel bilan faites-vous de ces actions menées au Moulon (12 avril, 17 mai, 14 juin) ?

 Ces actions ont permis aux volontaires de mener des actions de sensibilisation à l’environnement auprès d’un public pas toujours acquis à la cause environnementale. De manière ludique, et toujours dans la bonne humeur, des petites graines ont été plantées auprès du public. Les bénéficiaires étaient très impliqués et intéressés par ce qui leur était proposé..

blank

L’accueil du personnel de C’est Possible Autrement est toujours chaleureux et permet de se sentir en confiance rapidement. La réactivité et la disponibilité de Bénédicte sont un réel atout dans la construction d’un partenariat.  Les locaux et l’aménagement étaient adaptés au nombre de participants.

La journée du 4 juin a permis de sensibiliser différents publics (primo arrivants, adultes autistes, jeunes suivis par l’Aide Sociale à l’Enfance,). Cette journée a également permis la visite de nombreux partenaires (Nadia Essayan, Députée, Catherine Menguy, Maire Adjointe, Alain Néron, Conseil Départemental, etc.).

Que souhaiteriez-vous ajouter ?

Nous espérons vivement renouveler ce partenariat les années à venir, en espérant que le contexte sanitaire permettra davantage de temps de préparation et encore plus d’animation.

Un grand merci pour ces belles actions communes !

Pour ne pas conclure, mais ouvrir des perspectives, redonnons la parole à Bénédicte Frebault

Bien sûr, nous nous retrouverons dès la rentrée pour construire les suites : sur le dispositif « MediaTerre », mais aussi pour relancer les « Ciné-débats », et pourquoi pas réfléchir à inscrire le dispositif « Intergénéreux » dans le quartier.

Nous souhaitons étendre le partenariat à d’autres structures (La recyclerie, par exemple).

Mais surtout, ce que nous n’avons pas pu faire pour des raisons sanitaires, faire que les participants deviennent réellement des acteurs de cette démarche, s’impliquent dans sa construction, voire animent des ateliers. Dans l’esprit de ce qu’est un Espace de Vie Sociale.

Share This