Et si un austère règlement intérieur se la jouait

« autrement » façon « Geoffroy Tory » ?

Vendredi 17 mai 2019, au local de l’association,

A la confluence de deux actualités, l’une « très locale » et  l’autre régionale :

 

  • La refonte du règlement intérieur de notre organisme de formation en une version accessible à tous
  • La célébration de la Renaissance à l’occasion des 500 ans de la mort de Léonard de Vinci

Véronique, ambassadrice des Archives départementales, et Catherine, notre artiste peintre, ont été une nouvelle fois les partenaires idéales pour jeter une passerelle entre ces deux courants, et ce pour le plaisir et l’intérêt d’une dizaine de participants, reflet d’une mixité d’origines, d’âges, de cultures que ces rencontres visent à favoriser.

En deux temps et un mouvement d’ensemble harmonieux,

D’abord, un retour documenté aux sources de l’Ecriture avec Véronique

De l’écriture moyenâgeuse des moines copistes aux œuvres de Geoffroy Tory, imprimeur du roi (François 1er), né à Bourges au cœur de la Renaissance, la volonté d’améliorer la communication écrite, en la structurant, la simplifiant, la codifiant, l’organisant, la clarifiant animait ces porteurs de lettres, des gothiques aux romaines.

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Ainsi usait-on de formes, de symbolique des couleurs, de contrastes, de diversité de tailles, de fleuritures en marge pour dessiner des lettres ornées, fleuries, des lettres historiées mais aussi des « grotesques », ces personnages mi-homme mi- animal, car il fallait bien…se défouler un peu en laissant libre cours à l’imagination.

Ainsi œuvraient ces précurseurs de la forme de nos textes officiels, logos, bandes dessinées, bulles rondes ou hérissées d’aujourd’hui.

(Et on se croit malins … ! )

Puis glissée vers l’imaginaire et d’originales « calamités » à l’encre, avec Catherine

Après déjà deux ateliers dédiés au fond de l’ouvrage (revisiter les règles et les illustrer), est venu le temps de la mise en forme et celui de nous essayer à la calligraphie.

Autour de la grande table, ambiance quasi « monacale –copiste » où encres et couleurs se sont déliées dans le tracé artistique des calames et portes plume, impulsés par la liberté de l’imaginaire de chacun, fortement encouragée par Catherine.

Dans un silence assourdissant de concentration, lettres ornées et grotesques ont pris forme et empli la nasse destinée à nourrir de joliesse notre projet, dernière étape avant celle de l’édition.

Des lettres « capitales » en somme …

sur fond clair d’un bel après-midi !

Elisabeth

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