Nous sommes lundi 20 juillet et c’est au tour de nouvelles familles d’aller, et c’est une première, au Musée du Berry et son exposition Kanak, « enquête sur une collection » sous la houlette de Catherine Tartare. Ici c’est la découverte de Louise Michel, révolutionnaire active lors de l’insurrection de la Commune qui fut déportée au bagne en Nouvelle Calédonie à la suite de la répression de ce mouvement. Elle continua d’y défendre l’éducation et la culture pour tous auprès de la population canaque, dont elle apprit aussi la langue, les chants, la culture ; elle s’engagea à ses côtés pour son émancipation.

Dès lundi également, l’atelier LEGO se poursuit avec les mêmes groupes que la semaine précédente. Les robots prennent forme et s’animent sous le regard autant amusé que fier des parents et enfants.

Mardi 21 juillet, retour à l’Hôtel Lallemant avec un petit cours d’histoire et d’architecture « sur la première Renaissance française » avant de voir l’exposition « Le son des choses » ! Identification des figures et symboles sur le mur d’entrée. Un auditoire très attentif !

Mercredi 22 juillet, Musée Estève. Situé dans l’ancien hôtel des échevins (15ème siècle), parents et enfants vont à la rencontre d’un peintre majeur de la seconde moitié du 20ème siècle. Recherche des formes, étude des couleurs avec Hélène, suivi d’un atelier collage façon « Maurice Estève ».

L’atelier Sculpture sur papier avec l’artiste Rano a fait des heureux ce jeudi 23 juillet. Le travail n’est pas tout a fait terminé, alors rendez-vous est pris dans la foulée pour la semaine prochaine !

Cette journée se termine, avec des participants plus nombreux que les semaines précédentes, autour du traditionnel repas partagé du jeudi, telle la fin des histoires d’Astérix et Obélix, à l’ombre des arbres !

Déja vendredi ! C’est sortie au Muséum l’après-midi pour l’exposition Les As de la Jungle et les petites jambes gardent leur forme, rejointes par de nouvelles, pour faire le parcours des Nuits Lumières de Bourges.

Pour nombre de ces familles accompagnées, ces portes ouvertes des musées, cette sortie d’hier en nocturne sont des premières. Parce qu’il n’est pas facile de se rendre en centre-ville à certaines heures, parce qu’il n’est pas évident de pousser la porte de lieux inconnus et jugés intimidants, parce que l’on pense que « ce n’est pas pour nous »… Notre projet, notre ambition, notre exigence associative, c’est d’affirmer le droit de tous et pour tous à la totalité de l’espace public et au meilleur de la culture patrimoniale et de la culture vivante, c’est de jouer les médiateurs, les passeurs, afin que chacun ose, s’autorise… avec ses proches, avec ses voisins, avec de nouveaux visages, des amis encore inconnus. C’est possible … autrement.

Bénédicte Frébault

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